Signature électronique dans l’assurance : est-elle vraiment sécurisée ?

Dans le secteur de l’assurance, la signature électronique s’est imposée comme un standard pour accélérer les échanges et simplifier les parcours clients. Mais face à la sensibilité des données traitées et à la montée des cybermenaces, une question demeure : est-elle réellement suffisante pour garantir la sécurité des processus documentaires ?

La signature électronique au cœur de la transformation des assureurs

Comme de nombreux secteurs d’activité, l’assurance connaît une digitalisation accélérée. Les assurés attendent des parcours simples, rapides et accessibles à distance, que ce soit pour transmettre des documents, souscrire à un contrat ou gérer un sinistre.

Dans ce contexte, la signature électronique s’est imposée comme un standard. Elle permet d’accélérer les démarches, de fluidifier les échanges et de simplifier l’expérience client.

Mais une question essentielle se pose : la signature électronique suffit-elle réellement à garantir la sécurité des échanges ?

À l’heure où les cyberattaques, les faux documents générés par intelligence artificielle et les fuites de données se multiplient, de nombreux assureurs réalisent que la signature seule ne protège pas l’ensemble de leurs processus documentaires.

Pourquoi les assureurs adoptent massivement la signature électronique ?

Les procédures actuelles dans l’assurance sont digitalisées : demandes de devis, dépôt de documents, estimations, les déclarations de sinistres et autres. Tout se fait désormais en ligne via les applications ou les espaces clients.

Dans ce contexte, la signature électronique apporte des bénéfices immédiats :

  • Réduction des délais de contractualisation
  • Simplification des démarches administrative
  • Fluidification des parcours clients
  • Diminution des échanges papier

Ce nouveau procédé reste cependant sensible et doit être utilisé avec des outils conformes aux législations et aux règlements en vigueur tel eIDAS.

Données sensibles : pourquoi l’assurance est une cible privilégiée des cyberattaques

Chaque jour, les assureurs collectent, gèrent et stockent des milliers de données relatives à l’identité, la situation familiale, la situation financière et autres informations personnelles. C’est un actif qui suscite beaucoup d’intérêt auprès des cybercriminels et entraîne de nombreux risques d’attaques.

Ces données constituent le socle de leur activité mais plus les échanges sont digitalisés, plus les flux documentaires se multiplient, et plus les surfaces d’attaque augmentent.

En 2024, une filiale du groupe AXA a été victime d’une cyberattaque entraînant la fuite de données personnelles de 15 000 clients. Ce type d’incident rappelle que même les acteurs les plus établis restent vulnérables.

La signature électronique, une garantie sécurisée ?

La signature intervient généralement à la fin de différentes procédures.

Mais, il ne faut pas oublier que de nombreux risques se trouvent en amont comme la falsification des documents grâce à l’intelligence artificielle ou encore l’utilisation de documents frauduleux ou volés.

La sécurité des données n’est pas assurée par la signature électronique. Vous pouvez très bien signer un document via une procédure de signature électronique et tout de même être victime d’une fuite de données liée par exemple à une sauvegarde vulnérable de la part de l’entreprise.

La signature ne sécurise pas l’ensemble d’un processus, elle ne fait que le valider.

Des failles souvent invisibles dans les processus

Il est important d’analyser l’ensemble des processus documentaire dans le monde de l’assurance.

Chaque étape peut représenter un risque dans la gestion et la sécurité des données. Parmi eux :

  • L’utilisation de documents falsifiés en amont 
  • La vérification d’identité insuffisante au moment de la signature électronique
  • Le manque de traçabilité lors des échanges, du stockage, du partage des données
  • Les logiciels inadaptés au stockage sécurisé et maîtrisé de données

Le risque ne provient pas d’un seul point mais de l’ensemble de la chaîne documentaire.

Ce que cela change concrètement pour les assureurs

Dans ce contexte, les assureurs sont non seulement soumis à d’important risques juridiques liés au traitement de données et l’ensemble des lois auxquelles ils doivent répondre. Mais ils font également face à un risque de perte de confiance auprès de leurs clients, de leurs cibles et entachent ainsi la réputation de leur entreprise.

Le vrai enjeu : sécuriser l’ensemble du processus documentaire

En réalité, la problématique est bien plus complexe et ne se limite pas à  la signature électronique.

Le monde de l’assurance ne peut se reposer sur un seul outil pour évoluer et vivre sereinement la digitalisation de son secteur.

Elle nécessite de concilier trois piliers essentiels : 

  • la sécurité des données,
  • la conformité réglementaire
  • l’efficacité opérationnelle pour évoluer et vivre sereinement la digitalisation de son secteur.

C’est l’équilibre entre ces trois dimensions qui permet de construire une véritable confiance numérique.

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